Pour le premier texte de cette première édition, nous avons choisi un texte de Steffy qui a eu pour thème « Ciel », comme forme un dialogue et comme consigne des mots interdits. Découvrez son texte :

– Comme tu as changé, cela faisait si longtemps. Longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés. En tête à tête. Enfin, tu sais bien… C’est toujours le manque de temps.
– Je ne manque jamais de temps. Ma grandeur m’occupe… certes, je dois maintenir l’équilibre dans ce monde de déséquilibrés mais… je suis toujours heureux de te revoir.
– Comment te sens-tu ?
– Ces derniers temps j’ai subi quelques perturbations, assez inattendues je dois dire. Ces cents dernières années ont été tout simplement désastreuses, et je pèse mes mots, je pense que je suis souffrant. Mes poumons…
– Oh les miens aussi…
– Mes poumons, jadis, côtoyaient bise, brise et borée, maintenant remplacés par bourrasques, cyclones et autres Typhons. Mes yeux ne voient plus clair. Ils sont passés du cyan au gris et nous craignons voir mes paupières closes. Ils peinent à s’ouvrir tellement ils ont vus d’horreurs et sont irrités par les fumées. Mes oreilles, elles, sifflent tellement les humains m’implorent si fort … de fait, je ne perçois plus le chant des oiseaux. Mon cœur pleure en été .Me voilà mélancolique, je ne sais plus quand s’arrête l’hiver.
– J’aimerais te venir en aide. Je ne veux pas te perdre. Chaque jour, je te regarde et j’admire ta force. Tu es incroyable.
-Je ne sais pas si je suis heureux.
-Je t’ai connu en meilleure forme. Tu devrais enfin utiliser le flacon.
– Non. Pas encore. Attend, tu l’as apporté ici ?
– Oui et je te l’assure. Ils ne t’en voudront pas. Pense aux générations futures. Pense à ton avenir. C’est maintenant.
– Le flocon, c’est pour les urgences. Je n’en veux pas.
– Il est bientôt trop tard. Tu le sais. Si je suis là, c est pour t’épauler.
– Tu n’as pas tord.
– Allons ! Ouvre le, étale sa contenance partout, n’oublie aucun endroit. Puis savoure l’instant d’après.
– Ca y est. Il est vide. Ce que je vois est douloureux.
– L’interêt commun, ça te parle ?
– Ne me taquine pas.
– C’est le flacon de la Convivialité démesurée nous l’avions abrégé Co-vi-d. C’est une piqûre de rappel pour ceux qui auraient oublié qu’ils sont privilégiés de vivre .
Le monde d’après sera meilleur.
– Pour qui ?
– Pour toi, donc pour tous.
– Je te remercie.

Steffy

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